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Intro

Trop blancos pour le rap, trop hip hop pour les desouches
Un extrémiste pour les sages qui devant big brother se couchent

J’enchaine pas les punchlines moi, j’débite mes récits en vers
On appel ça d’la poésie, tu crois qu’les porcs hésitent ?

Non ils étalent leur merde,
Puis qualifient ça d’art, étiquetez moi remède

Fatigué de cette mer de médiocrité, j’pagaye avec les anges
On galère à contre sens mais j’ai pas d’autre idée

Franchement, qu’est ce qu’on peut y faire ?
Déjà bannir cette question qui nous sert de somnifère

Pour commencer, se relever, œuvrer pour nos pères
Nos mères, nos enfants, bref tous ceux qui nous sont chèrs

Cher, est le prix à payer, éloignés des lumières,
Continuant d’hurler notre amour même quand a plus d’air

Parfois vulgaire, la rage est un bon carburant
Aucun respect pour le rap, cet art puant

Un adjuvant s’appelant WeeDazz, vient me voir en disant :
“Kroc Blanc, c’est pas si naze !”

De la musique plein les poches, j’écoute c’est d’la bonne
Les mois passent : voici notre album.

 

Étincelle

je me demande souvent, d’où partira l’étincelle
qui déclenchera cette passion à laquelle les plus éteints cèdent

ce n’est qu’un rêve, peut être, d’un jour voir se soulever les miens
de la peur et de cette dette, se laver les mains

mais j’y crois un peu plus chaque jour
j’vois des inconnus dans la rue qui craquent pour, que dalle

moi même pour une pacotille j’tape un scandale, j’m’emballe
suffit qu’un type crache à terre et là en rêve : j’l’empale

j’en bave de rage, par le feu j’viens exterminer
l’amour… la tolérance, c’est terminé

fermez les yeux, imaginez les traitres
courir pour sauver leurs têtes, aiguisez les pieux

épargnez les vieux ou les femmes …n’est pas prévu au programme
à peine jugés les coupables serviront d’réserve d’organes

aidons les politicards
à toucher le soleil du doigt, gouter la folie d’Icare

les journalistes commenteront la mise à mort de tous leurs confrères
ça les changera, d’la vie des peoples, de compter les morts des faits divers

inspire, profondément calme toi
expire, patience, garde la foi… ohhh

la haine n’est pas un choix non
laisse les t’ raconter des histoires, ne cède pas au désespoir

vote bien, soit bon un citoyen
accepte la sodomie mentale, sinon ici t’as rien

soumets toi bien à tous les dogmes que l’on te fera bouffer
mâche et avale au point d’étouffer, quand j’t’aurai tout fait murmure moi : même pas mal

sale chien laisse moi le pouvoir
reste un bon serviteur et surtout n’oublie pas le pourboire

mais ferme ta gueule, tout vendu sera puni
en commençant par les clébards des états unis

qui t’obligent à sourire en livrant ton peuple à l’ennemi
rondelle au vent… face aux banksters et aux émirs

putain d’énarques pourris, fils d’illuminatis
pensent que la France accroupie oubliera leur papi nazi

c’est mignon, mais vraiment, j’me sens responsable de rien
donc ta repentance, cale la toi dans l’arrière train

j’suis née en 1984, cette date
n’est pas anodine pour moi, j’constate
l’impact… malgré tout reste intact
sans plus attendre… j’réclame l’entracte…
j’veux l’premier rôle dans le dernier acte

ohhhh qu’est ce qu’on attend pour tous les baiser
j’rêve de voir les patriotes s’allier

face aux racailles, aux banquiers, aux oligarques rentiers
ces émeutiers tout pompés qui caillassent les pompiers

pédophiles corrompus, demeurent toujours en place
les magistrats, les lobbys, gravitent autour d’la caste

toute cette bande d’enculés emplissant ma télé
laissant les QI positifs nauséeux, atterrés

en parlant d’intelligence, les miens connaissent la détresse
disent qu’ils veulent sauver la France mais ne comprennent même pas mes textes

frérot c’est chaud, tu veux côtoyer la bêtise
va voir les guerriers du net, lis les conneries qu’ils écrivent

c’est mal barré… et moi à deux doigts d’le faire
mais j’n’ai pas choisi l’camp du mal pour esquiver le bras de fer

 

Clément Méric : Antifa

je suis un antifa, protège dent et matraque
un chiwawa (norexique) dressé pour l’attaque

chauffés à blanc, on part chasser l’facho
j’sais pas m’taper, mais mon équipe jure qu’on leur f’ra la peau

oh… oh oh oh ohhhh, on les a repéré
une vente privée Fred Perry, on est préparés

Tout est carré, on les voit, on commence par s’marrer
Tous ces tarés méritent la mort, la guerre est déclarée

vous allez prendre cher, on vous attend en bas,
vous allez adorer l’enfer, là bas…tout l’monde tend l’bras

j’rêve de tous les voir crever, non y’a pas d’gentil fasciste,
y’a qu’des blancs à mes cotés, mais c’est moi l’anti raciste

du système l’ennemi juré, même si la police assiste,
à nos forfaitures sans broncher, vive le laxisme

et j’gueule antifa, quand de dos j’prends part au combat
sauf que la proie me décochera une droite en forme de pierre tombale

-Refrain-

J’suis mort… et j les vois s’partager mon corps
tous mes mentors… ne sont que des menteurs et des actrices
aurais je été en tord et mes idéaux factices ? (c’est triste)

J’suis mort…et j les vois s’partager mon corps
tous mes mentors… ne sont que des menteurs et des actrices
aurais je été en tord et mes idéaux factices ?

c’est mort, j’suis mort, mon âme quitte mon corps
je vois mes potes autour de moi, certains d’entre eux y croient encore

mais y a rien à faire, très vite les miens s’écroulent en pleurs
regrettent ils les cris de guerre que nous entonnions tous en cœur ?

les pompiers, la police, la morgue, les vautournalistes
les chasseurs deviennent chassés, se peignent en victimes par malice

j’les prenais pour des guerriers mais c’est en lâches, qu’ils agissent
prêts à toutes les bassesses pour enfoncer ceux qu’ils haïssent

puis vient le tour des politiques, leurs grandes phrases au ton dramatique,
toute cette sale clique de sales types que l’opinion acquitte

ils dénoncent la haine des autres, mais des leurs l’encourage
ont ils conscience d’avoir changé ma jeunesse en naufrage ?

car je suis mort, bel et bien mort et j’les vois dévorer mon corps

j’aurais voulu mourir en chevalier d’un coup d’épée
mais mon sacrifice n’a sauvé qu’un député UMP

 

2 balles dans la tête

j’suis un mec plutôt cool, ouais ouais,
j’suis un mec plutôt cool

tu peux m’casser les bonbons, t’as vue j’ai pas dit couilles
du genre calme et poli, même lorsque le bateau coule mais

y’a un truc qui m’énerve vraiment
me fait voir des rivières de sang

les enculés, qui violent des gosses
si j’en prends un sur le fait c’est la potence de grès ou d’force

ambiance moyenâgeuse
professeur particulier premier cour de bébé nageur

option apnée actée j’me la joue désaxé
à mes cotés, tout ma meute d’assoiffés… d’sang

j’peux faire sans mais c’est tant mieux
y’en aura pour tout l’monde, je ne veux surtout pas faire d’envieux

tous ces bâtards, auront leur part
ivre de joie, le bourreau ne pleure pas

le tarot pour les pointeurs une balle dans la tete X3
pour les pédocriminels une balle dans la tete X3

l’éviscération, c’est ma passion
ma loi du talion t’éclatera l’fion, ooohhh

son psychopathe dans la sono
Bénabar j’laisse ça aux bobos

le genre de connard fan de Dexter
m’assure qu’il est inhumain, de les finir à coup d’extincteur

mais chez ces putes je ne vois pas d’humanité
j’ai voté pour qu’on les bute, à l’unanimité

salement ou pas c’n’est qu’un détail
avant recyclage, j’les considère comme du bétail

j’en ferais des croquettes pour chien
mais pour les chiens des autres j’donne pas, cette merde aux miens

donnez moi les permissions, j’m’y mets dès demain
en matière de crucifixion, j’ai tout bien copié des romains

j’voudrais d’un coup les buter tous, nan…
trop ambitieux, je me dois de débuter doucement

le tarot pour les pointeurs une balle dans la tete X3
pour les pédocriminels une balle dans la tete X3

certains prostituent leurs gosses
y a t’il pire que ça ? non

la misère mène t-elle à ces choses ?
perso j’y pige que dalle, bon…

j’vais pas m’prendre la tête
file dans l’arrière boutique sors mon hachoir Aztec
au saigner d’salope je n’suis jamais à sec
d’abord du sphincter… se vidra l’mec

ils peuvent sonner l’alerte, c’est mort pour qu’j’m’arrête
car j’ai perdu la tête, je suis atteint de folie

une folie au teint rosé lorsque enfin tombe la pluie
elle purifie mon corps souillé d’hémoglobine par la nuit… d’hier

 

Perroquet sans plume

certains osent dire : tu n’sais pas rapper…
j’déteste leurs flows pompés

quand j’les écoute j’enchaine les apnées
chiasse en guise d’encre, ne savent pas gratter

se prennent pour des boss, mais n’ont pas capté
qu’j’laisse en six vers.. les cons accablés

tu peux v’nir (viens) en civière mon frère
(mais) redresse toi avant d’t’attabler, yo

je vomis ta plume
les mecs que tu suces t’ont promis la lune

souffrant de lacunes
cherchant l’excuse quand l’ brasier s’allume

tu viens luter ou palper des tunes ?
jacqueter ou baiser Itune ?

raté, raté, t’es juste ridicule
clasher, clasher, j’en ai l’habitude, bouffon

j’ai l’pouvoir de Kira, mais j’vais pas t’effacer
car ton blaze de merde j’l’ai zappé
et tout c’que tu dis sur moi, j’n’en ai rien à carrer
depuis petit seul contre tous mon sacerdoce

et quand s’étend mon regard sur la ville
j’vois partout des patrouilles de chiens hostiles
j’fais trop d’kills, comme un autiste, écoute et prends ton headshot
dans mon escorte, aucun pitt uniquement de féroces huskys

la ligne que j’suis, c’est la mienne, je ne dis pas amen
à tout c’que l’on m’amène, mon gourou c’est ma mère

un petit gout amer dans la bouche, patient quand ça pousse
si j’suis qu’une mouche, t’es d’la merde

vas y traite moi d’gwer à la mer je te pousse
youvue te boost, rap casher
reste caché, fais pas l’fier
tu n’voudrais surtout pas que mes louveteaux te bouffent

aucun de tes mots ne peux me couper le souffle
tu ne m’impressionnes pas
condamner par la vie, d’puis la naissance à la mort, comme nous tous

le rap, ouais, c’est la guerre des clones
qu’il soit du game, conscient ou dissident,
j’décapite comme dans game of thrones

T’as rien vu vénir tu prends ta raclée, han
Loup n’aboie pas avant d’attaquer, nan

j’ai l’pouvoir de Kira, mais j’vais pas t’effacer
car ton blaze de merde j’l’ai zappé
et tout c’que tu dis sur moi, j’n’en ai rien à carrer
depuis petit seul contre tous mon sacerdoce

et quand s’ étend mon regard sur la ville
j’vois partout des patrouilles de chiens hostiles
j’fais trop d’kills, comme un autiste, écoute et prends ton headshot
dans mon escorte, aucun pit uniquement de féroces huskys

perroquet sans plume, arrête de piailler sur la bête
ou j’libère les coquelets qu’t’enfumes

le rap ouais c’est la guerre des clones, des clones X2

 

Redevance

si on s’arrêtait tous ensemble de payer nos impots
que s’passerait-il, rendrions nous nos voisins pauvres ?

notre inénarrable leader accroc à sa propre prose
nous expliquerait, qu’il est vital, de conserver son joli train de vie

mais c’est finit, plus d’fraiche,  plus d’biff, ouais peau d’zob
faudra qu’il explique à ses amis, que désormais, ils peuvent

augmenter drastiquement leurs tarifs, auprès de ceux qu’ils servent
ainsi qu’changer d’émissaire, rétif face à la redevance, j’la boycotte et fait la diff

les grèves et les manifs, ça va on a manger
les yatchs réservent leurs bords, moi j’continue à nager

alors, mettons l’système à mort
les poches vides, presque impossible de jouer l’cador

plus d’tunes, pour jouer à la gueguerre
pour entretenir sa mégère, plus d’gardes du corps pour pépère

faudra qu’il s’mette au sport, dans une salle low cost,
entre nous ça ne lui ferait, que du bien c’gros porc

désemparé, ahuri
le voir déambuler drapé des haillons de la ruine dans ma rue et ça de nuit

ce s’rait juste un kif valant 20 putains d’spliffs
le voir mendier démuni m’filerait un plus d’inspi

yo, et ce sera que l’début
pour balader ses putes, j’veux voir le roi réquisitionner des bus
si tu t’demandes comment j’le debuff
j’envoie mes puces perquisitionner

plus d’sous, pour financer leurs putains d’assos
d’un coup, mettre au boulot des milliers d’cassos

de menteurs, de voleurs, collectionneurs de montres
si cette France est la notre, j’vais l’assaisonner à ma sauce

plus d’pépètes pour régaler son copain dictateur
avant de le pointer 6 mois après au cœur du collimateur

plus d’sénateur, de branleurs assemblés
qui n’arrivent à l’heure que pour passer leur temps à chambrer

plus de contractuels, ou bien d’agents du fisc
plus de CSA qui pour deux clics te fist

plus de RSA, regardez ça les gueux flippent
ils n’ont pas compris que les politiques les confiaient à l’assistanat

plus de participation au salaire des journalistes
à chacune de leurs exactions je remets à jour ma liste

tous ces chanteurs sponsorisés,  qui se la jouent artistes
iront pratiquer dans le métro, j’valide et trouve ça triste

tous ces vendus, assurément très compétant,
depuis longtemps ont fait un choix et il fut celui de l’argent

tous ces agents du pouvoir, au minimum délinquant
n’ont pas le temps de tout voir, focalisent quand c’est clinquant

serions nous différents, je n’le crois pas
arrière gout de belligérance, quand chacun doit prendre sa part

qui tient la barre
de l’homme ou du système, je ne mets aucun ennemi à part

pour les rendre raisonnables, de moyen y’en a plus qu’un
moins serein face à la banqueroute qu’après un coups d’surin

ces chiens, s’écharpent, en livrant aux mains
d’une bande de psychopathes, la garde du bien commun

on va en finir…

 

Bombarde

je joue ma vie tous les soirs sans même y penser
depuis qu’avec le danger je suis fiancé
j’ai beau me pencher
je n’aperçois pas le fond

180 sur l’périph, bombarde,  tourne la poignée
normal, accélérer ma came, pour planer j’suis prêt à caner

m’rétamer, j’m’en tape
sur ma bécane, j’entame la mise à mort de mes entraves

ouais j’déconne, ouais c’est grave
j’baise le code et j’me gave
j’ignore même la mort en symbiose avec Pégase

mets les gaz et décolle
la pédale des vitesses change ma tristesse en ivresse
amoureux de ma tigresse

dans mon rétro, j’vois l’gyro des keufs
les chiens sont sur la piste

pour les semer j’vais serrer les seufs
et débrancher la prise

ils me défient j’apprécie l’épreuve
la victoire m’est acquise

car cette pute de peur n’a pas prise
tant cette vie de merde m’écœure

sur ma  Yama j’fais n’importe quoi
je risque ma vie, et tout ça pour quoi
tromper cet ennui que trop souvent j’tutoie
Lucifer me sourit en murmurant : tue toi

240 j’rejoins l’autoroute
et vue qu’la moto s’croute si kroco doute

j’laisse ma raison de coté et d’adrénaline mon cerveau shooter
depuis qu’il y a gouté, j’aime passer la ligne, mon égo couché

devant la puissance de ma machine
plus de prudence, c’est c’que maman chine

j’voudrais tant lui obéir, mais c’est mort, et le pire
c’est qu’j’adore, fuir ma vie en lui causant du tord

en me moquant du sort, réservé à ma carcasse
reverrais je en secret que mon crâne casse, jackass,

j’agace la masse des rapaces qui suivent ma trace,
à mes basques, bouffer d’la matraque c’est pas ma tasse

de thé, j’détalle, déter(miné)
péter les stats, dompter la terre

plier l’asphalte, gouter l’éther
j’ai trop souvent brulé mon destin pour trembler face à l’enfer

sur ma  Yama j’fais n’importe quoi
je risque ma vie, et tout ça pour quoi
tromper cet ennui que trop souvent j’ tutoie
Lucifer me sourit en murmurant : tue toi

320 l’aiguille est bloquée
un sourire aux lèvres mais les yeux embués
j’imagine d’ici mon corps explosé

exposé, lové dans une minuscule boite
les miens me voyant m’enfoncer dans ce crépuscule moite

je reprends mes esprits,
les flics me rattrapent j’pourrai pas vesqui

j’ai trop joué du mépris
que j’affiche chaque soir pour ma propre vie

d’autodestruction épris
une lumière surgit et sans préavis

c’est à la vitesse d’une Ferrari que mon âme rejoindra la nuit

je joue ma vie tous les soirs sans même y penser
depuis qu’avec le danger je suis fiancé
j’ai beau me pencher
je n’aperçois pas le fond

 

L’enfer Maman

ok t’as la haine mais qu’est (ce que) s’tu veux qu’j’y fasse
j’me tape de tes problèmes, de tes poèmes

même si les mythos règnent faudra bien qu’ils y passent
j’te fais sauter six classes, écoutes jusqu’à l’acouphène

les jaloux s’plaignent, saignent, ne voient pas Midas
disent : c’est pas si classe, foulants de leurs adidas

les sillons d’or que Dieu laisse sur les chemins
ceux qui croient savoir ont tord, attendez demain j’suis pas devin

tendez les deux mains, priez l’univers
accueillez ce trou noir qui tel Gulliver

nous absorbera, humblement unis vers
celui qui terre mère avortera

annihilant passé et futur, privant de souper les vautours
la mort elle même n’aurait plus cure, d’esprits cramés tels les ailles d’Icare

enchainer les vocalises, sur fond d’apocalypse
quand sonne la fin des temps même les plus chauds palissent
quand du ciel aux abysses
les créatures s’unissent afin d’invoquer le Très-Haut

la haine que l’homme attise
malgré ses efforts ne rencontrera jamais plus d’écho
préparez vos valises
mais légères car en bas il fait chaud

j’voulais rendre mes parents fiers, mais pour moi ce s’ra l’enfer
maman, faut pas t’en faire, j’userai de mes talents

pour lui faire à l’envers, je verserai ta lumière dans un verre
j’empoisonnerai Lucifer

et jusqu’au firmament, accroché fermement,
à ton étique, à tes principes, à ton discernement

maman, forcé de renier mes anciennes promesses
depuis qu’j’ai les démons et leurs serviteurs aux fesses

bizarrement je n’éprouve pas trop d’stress
malgré cette charge qui m’écrase et m’oppresse

j’progresse, ailles déployées au milieu des flammes
regardant bruler les âmes éplorées de ces femmes

ai j’mérité d’être un ange, je ne crois pas,
tout se mélange, j’brandis mon glaive du haut d’un rempart

j’observe l’ennemi en contre-bas qui dans le noir pâli
voyant dans mon regard féroce un air de barbarie

enchainer les vocalises, sur fond d’apocalypse
quand sonne la fin des temps même les plus chauds palissent
quand du ciel aux abysses
les créatures s’unissent afin d’invoquer le Très-Haut

la haine que l’homme attise
malgré ses efforts ne rencontrera jamais plus d’écho
préparez vos valises
mais légères car en bas il fait chaud

face à moi, sur son trône, l’incarnation du mal
se régalant d’une âme

dernier gardien d’ un portail éloigné d’la bataille
un cimeterre à la taille

il me sourit, en me pointant du doigt
un chien à trois têtes surgit, avant de fondre sur moi

je ne dois mon sursis, qu’à un pas de coté
me permettant d’esquiver ce canidé empoté

et là j’en profite, je fonce au milieu d’la foule
des cris, du bruit des armes, et des corps qui s’écroulent

oui je fonce, droit sur ma cible, ce n’sera pas facile
faut pas qu’je vacille, il est temps qu’ j’assume

la mission qui m’a été confiée
devoir me sacrifier pour que

Gabriel puisse percer, Satan
je retourne au néant…

 

Ma vie

j’ai grandit, rive droite, le 11éme c’était cool
papa, maman, un p’tit appart, un gros chien s’appelant Fripouille

parait qu’la vie c’est dur, perso mes parents s’débrouillent
venue d’une famille démunie, ma mère a trois fois mes couilles

et ton cœur, écoutes, j’ouvre grand les écoutilles
à mon passé roupillant, les grands moments, les broutilles

Saint Seiya rutilants, placardés sous leurs vitrines
caprices de ruminant, ces parents qui toute leur vie triment

quand j’refais l’bilan, de quoi ai je bien pu manquer
l’amour, la nourriture, l’éducation, la santé ?

pas encore rentier en euros,
tout petit on m’a apprit à ne jamais courber le dos

ptet un peu trop d’ailleurs, dosant mal mes propos
tels des crayon j’ai taillé, beaucoup de mes chances en copeaux.. oh

ouais j’ai fait d’la merde
mais j’vais pas couiner sur mon sort y a qu’à la fin du match que s’affichera le score… oh

y a les grands tomys qui travaillent à la chaine
ma mélancolie, ça fait longtemps qu’je la traine
m’amener dans vos vies, ce n’était pas la peine,
j’reste à la traine, avec des tonnes de vers à kicker

l’école j’trouvais pas ça relou, mais plutôt mortifère
compter les s’condes, les minutes, des années pour s’y faire

j’étais plutôt doué, jeune dans les premiers d’la classe
mais quand tu sors de la masse t’as toujours tord p’tit père

se tuer à plaire, à ceux qui t’apprécient le moins
l’adolescence un enfer, chacun le sien, j’ai fuit le mien

trop d’essence dans les artères, pour s’contenter des p’tits chemins
les cartes savent bien d’où le jeu vient, obsolescence amère,

j’me suis trouvé des occupations bidons, si futiles
m’acharner à valider des missions, inutiles

leader charismatique d’un monde qui vous est inconnu
entre deux spliffs de zeb, et trois positions incongrues

en m’incluant, plus d’un con cru que j’étais trop balèze
en tête à tête avec moi même, confronté au malaise

putain d’mal de vivre, âme vidée sans but
certains des limbes s’enivrent, moi je n’y descends plus

y a les grands tomys qui travaillent à la chaine
ma mélancolie, ça fait longtemps qu’je la traine
m’amener dans vos vies, ce n’était pas la peine,
j’reste à la traine, avec des tonnes de vers à kicker

je m’accroche à l’espoir
car les yeux de ma fille au bonheur me laissent croire

et vue qu’son avenir échoit au courage d’un homme,
et que cet homme c’est moi, j’ai donc finit d’être un môme

ayant raté le départ, j’suis passé à l’as plus d’une fois, je l’ai mérité
mais j’en ai plus que marre d’être à la masse pour dire la vérité

j’ai hérité du courage, de la force et de la rage
qui m’front enfoncer sans peine tous ces murs et ces barrages
et si face à moi se présente une montagne…. j’irai la piétiner

on m’a dit qu’le temps pouvait s’étirer j’espère car,
j’en ai si peu pour tourner la page…

 

Je vote FN

Alors comme ça si j’ vote FN, c’est qu’je suis un gros con
Une petite larve pleine de haine, enfermée dans son cocon

Inculte illettré, j’n’ai jamais ouvert un bouquin
En plus de ça j’suis moche et j’ai une haleine de bouquetin

J’déteste tout c’qu’est différent comme les noirs, les rouquins
Les arabes, les chinois, les juifs et les youpins

J’milite pour qu’ma race reste majoritaire
Mes cheveux bruns m’agacent… il parait qu’j’adore Hitler

J’rêve d’attaquer à la hache toutes ces langues de vipère
Me sens spolié tel un apache, sur ses propres terres

Quand les colons lui volèrent sa place
Le genre de choses auxquelles on s’attache

Faudrait s’y faire, mais c’est mort et si l’ennemi est fort
Pour fuir je suis trop fier, ne m’effraie pas l’effort

Quels sont mes tords ? Être un mâle blanc hétérosexuel et catholique
Est ce pour cela qu’ils m’insultent dans leurs tubes cathodiques ?

Traite moi d’facho ça m’excite , troll moi t’augmenteras les clics
Cherche pas tu vas t’faire baiser

Tous ces politiques en kit, en slip devant l’Amérique
Cherche pas on s’est fait baiser

J’dis Jean Marie tu paniques, le chien de Pavlov te trouves pathétique
Cherche pas, tu t’es fait baiser

Emmanuel Goldstein, tu t’es fait baiser
Vas y google moi s’blaze, tu s’ras moins teubé

J’vote FN pour niquer l’système
Et j’m’en balance si ton esprit saigne

Á la simple évocation de l’expression de cette revendication
Ô toi bobo chez qui le mépris règne

Envers les gens d’ma condition, tous les prolos, les moutons
Qui s’font baiser depuis des lustres par la mondialisation

Ceux qui côtoient les esclaves immigrés que t’aimes tant
Et leurs enfants déracinés qui parfois vers la haine tendent…

Pour toi les clandés sont chanceux d’faire la boniche à Paris
Dans la restauration, le bâtiment ou la prostitution

Quand j’leur souhaite de vivre décemment dans leurs pays
Débarrassés des guerres menées par nos élites et de l’exploitation

Hier la baisse de salaires de nos ouvriers
Aujourd’hui ça délocalise, et tu peux supplier

Ça fait un bail que sur nos culs les banquiers ont la main mise
Et qu’tu les aides à lubrifier, délirant sur l’humanisme

Tu f’rais bien d’fermer ta bouche, réfléchis deux minutes
Crois tu vraiment qu’la haine accouche ?

D’un discourt cohérent, basé sur le respect des peuples
Ne trouves tu pas trop gênant, que d’ses médecins et ingénieurs

Le tiers monde se dépeuple et qu’ à cause de ça des gens meurent
Pour le bien des grands patrons qui reprennent ton discourt en cœur

J’trouve ça écœurant, t’es le page d’un monde mourant
Qui de nous deux mon grand, nage à contre courant ?

Refrain

Ils disent qu’je vote pour l’extrême, j’ai peur qu’ils se méprennent
Ce bulletin, un exutoire, m’empêchant d’planter les graines

De la vendetta, contre cet état qui nous endetta
Et nous endettera, Athéna me tend les bras

Quand j’vois Marine sur les plateaux télé
Face à la meute coalisée flippant qu’elle finisse à l’Élisée

Leur cauchemar devient pour moi le plus doux des fantasmes
Il peut leur sembler fantasque

Mais on est pas loin d’y arriver
Dans toute l’Europe les gens comprennent qu’au mauvais port leurs radeaux sont arrimés

La France n’est pas la télé
Par malice et intérêt, un objectif clair : balader les

abrutis, qui s’entêtent à la mater
Pendant qu’les citoyens crèvent, ça continue d’blablater

D’enchainer les grandes phrases d’une belle élocution
Quand dans les bas fond, les messes basses appellent à la révolution.

 

Manon

Allo mon ange, mon tout premier amour
la première chose que j’ai à te dire c’est que j’t’aimerai toujours
mon évidence, ton regard, mon éminence
depuis qu’mon âme l’a croisé, j’te jure chaque jour j’y pense

je ne peux pas m’en décrocher, à peine ébauchée
on t’a placé contre mon cœur pour te réchauffer
un radiateur, ne peut pas se défausser
ta sœur jumelle s’appelle responsabilité

et… tu m’as fait grandir
quand j’t’aurai rendu l’appareil j’veux entre les gens dire
ce qu’elle est intelligente, mon dieu qu’elle est belle
gentille, élégante, ses yeux couleur de miel

ont la couleur de ceux d’sa maman
d’ailleurs… pour elle aussi j’ai quelques mots
tu n’m’as pas fait qu’un enfant
faudrait qu’j’te suive en rampant
durant trente ans, pour être au niveau de ce cadeau

et 1 2 3 4,
depuis qu’t’es mon tomagotchi j’ai entrepris d’combattre
l’autodestruction qui m’anime, la drogue et les droites
j’suis même prudent en bécane, de la mort je m’écarte

ma joie ton sourire exalte
ouais bébé, j’ferai tout pour le protéger
toi ma fille ma famille, tu es le sens de ma vie
et quand tu pleures… mon cœur est comme pris en otage et

tout s’ra fait pour l’éviter
aucun de tes secrets ne s’ra ébruité
je te rendrai forte, tu s’ra équipée
le premier qui s’attaque à toi prendra perpétuité

et tandis que la  télé des gosses le cerveau affame
que tu sois précoce ou pas, j’te lirai animal farm
et si tu n’le comprends pas… jte l’expliquerai
sans rien filtrer, papa est un homme à drame

t’apprendras que ce n’est pas ma came de trop me livrer
j’te chanterai pas cette balade, sans m’être enivré
mon identité, je n’l’a connaissais pas
elle m’a été présentée le jour ou tu m’as dit papa

oh Manon… un peu d’moi, beaucoup d’ta maman
tu tiens d’elle tout c’que t’as d’mignon
dans 20 ans, des manants, sur le pas de notre porte
se présenteront, pour essayer d’te voler mon nom

j’espère être encore là, pour te protéger, t’aider,
à faire le bon choix et si ce n’est pas l’cas
je t’enverrais d’la haut, de doux baisers qui murmurés
prendront la forme de trois mots

Je t’aime…

 

Dis moi

Dis moi qui t’incite à fumer ce shit de merde ?
à devenir apathique, qui t’invite à perdre ?

qui se démène, pour que t’oublies ta culture ?
qui gomme ton passé afin de réécrire ton futur ?

dis moi, tu t’demandes jamais pourquoi,
on ne nous laisse le choix qu’entre femen et burka ?

pourquoi les jours passent et ça n’fait qu’empirer ?
pourquoi du fond d’la classe, la colère, ne fait que s’amplifier,

sans jamais déboucher, sur rien de concret
qui t’a dit qu’les révolutionnaires faisaient des concerts ?

ces cons servent en bons serfs, le pouvoir et ses sbires
qu’ils soient juste une foi sincère et leur carrière expire

peux tu me dire qui, promeut l’immigration ?
qui nous conduit tout droit au choc des civilisations ?

qui a pour leitmotiv : ni patrie ni nation ?
les mêmes qui rêvent de faire de ma fille un p’tit garçon

ce n’sont jamais, ceux qui prônent la guerre qu’iront la faire
ceux qui t’invitent au métissage qui s’y affairent
j’ai logé l’ennemi, qui sur la haine mise
les yeux ouverts j’y vois clair dans l’jeu d’l’adversaire

qui pille nos coffres ? qui viole nos gosses ?
qui se réjouit qu’on lance au flic des cocktails Molotov ?

qui t’offre, la gloire et en échange te pourrit l’âme ?
qui dit que le mariage gay vaut mieux que d’être polygame ?

qui monte au drame, pour amadouer nos femmes ?
qui tire une langue de bois à des pantins profanes ?

qui plane, à dix miles pieds dans un jet ?
qui dit s’qu’il pense vraiment du peuple seulement en interne ?

qui a la rage de perdre, dis moi qui a les crocs ?
qui s’extasie devant la grosse et sa déco ?

qui trouve que ça déconne, qui n’allume plus sa télé ?
qui écrit des textes en souhaitant qu’ça pourra t’aider ?

qui f’ra péter ce son dans sa caisse ?
qui fait de l’art sans penser passer à la caisse ?

le trouve précieux tel golum, qui acquiesce ?
qui vient d’augmenter l’volume ?

Refrain

qui n’sait pas dire bonjour, au revoir, merci, pardon ?
quelle lesbienne trouve à son goût ce tocard d’Aymeric Caron

qui profite du pouvoir, abuse de la violence
s’amuse et offense, notre histoire en condamnant nos Frances

qui te manipule, qui dirige skyrock ?
qui s’est perdu dans le noir, qui est nyctalope ?

qui n’a pas compris c’mot, devrait ouvrir un dico
a le mal pour icône ?

qui y croit encore, et va changer d’cap ?
qui cumule les records, d’étape en étape ?

qui s’tape chaque jour, pour ne pas succomber
à cette facilité qui plus d’un homme a vu tomber ?

qui peut toujours bomber l’torse face au miroir ?
qui a retrouvé sa force entre les pages d’un vieux grimoire ?

qui noie, sa peur et ses doutes, dans ces quelques notes ?
qui a su entrevoir les séquelles que j’porte ?

 

L’appel

l’infini parcourt mes veines
leurs parures sont ternes, revêt les atours des miennes

j’t’emmène viens, j ai changé l’barème
au gardien de la porte tu diras qu’j’te parraine

si on est tous pareils, pourquoi devrait on luter ?
si on est tous les mêmes, pourquoi prendre des risques et chuter ?

faire l’effort de s’éduquer, en baver pire qu alien
bébé j’t’avoue j aurai jamais d’cayenne

car j’m’en bats les steaks, c’est clair et net
je n’jouerai pas l esthète, plutôt aller en mobylette

qu’enchainer les salamalecs… pour récolter les miettes
si j’peux m’permettre qu ils aillent tous se faire enculer…

tous ces millionnaires de merde, qui s’vantent à l’antenne
de posséder tellement d’fois plus qu il faudrait pour mettre un terme

d’une adorable signature calligraphiée à l’ancienne
au calvaire obscène d’une famille acculée

vivre libre, loin d’la foule
loin de tous ces aliénés rêvant d’s’emplir les fouilles
j’m’enfuis.. loin… tourner maboule, y a pas moyen,
j’méprise ces chiens et leurs magouilles
loin, loin, dans la nature, loin d’la ville, du béton je sature
loin de cette caricature, au cœur de ma forêt
enfin bien, parmi les miens

Déterminé et décidé à côtoyer la vie,
avant que celle ci n’m’invite, à en terminer et décéder

je modèlerai l’avenir, j’veux pas qu’on m’admire pour des idées
des écrits ou encore des dires, mais pour des actes

j’vois des mac… des macaques s’entredéchirer
qui m’barre la route prendra sa claque,
en joue dans mon hamac, j’attends,

j’voudrais tant voir mes enfants, courir dans l’herbe
jouant avec leurs chiens leur jetant des bouts d’bois en l’air

quand les étoiles apparaissent, qu’ils cèdent au sommeil
qu’ils ramassent les champignons, les mûres et les groseilles

qu’ils s’en tapent de l’oseille, ou mieux qu’ils n’en aient pas b’soin
loin de leurs congénères métamorphosés en larbin

et quand ils auront faim, on tuera un lapin
pas comme des robots qui l’achètent sous vide en magasin

Refrain

j’veux mourir heureux
affichant un sourire radieux

me réjouissant de nourrir l’aveu
d’avoir vécu libre, entouré des miens pour mes adieux

loin, de cette cage de fer
serein à propos d’ma carrière de père

débarrassé de ce besoin de plaire, de ce cœur de pierre
fier, d’avoir tout construit à deux

pardonne moi mon amour, j’partirai le premier
car j’aime beaucoup trop le vin pour pouvoir le renier

tu connais, la boite noire cachée dans mon grenier
ce qu’elle contient brûla mon âme, cela je n’peux le nier

alors… dis à mon fils de laver mon corps
de le débarrasser, de ses vêtements et de son or

puis de le déposer, dans un grand trou sous un vieux chêne
que je serve d’engrais à notre jardin d’Éden

 

2084

bienvenue dans un monde enfin libéré du mal
de cette vilaine bête immonde, ignorante et brutale

l’intégralité des différences menant aux discriminations
ont toutes été conduites progressivement  à l’élimination

constatant que le sexisme est nourri d’hormones
on donne des œstrogènes aux hommes, aux femmes d’la testostérone

double avantage, indifférenciés et stériles
la reproduction n’est plus le fruit d’un hasard débile

nos enfants sont clonés, parfaitement métissés
produits par monsanto et génétiquement modifiés

bien qu’elle soit momifiée, la nature nous laisse horrifiés
tous conscients de la perfection de nos vies codifiées

les état-nations ont été abolies,
le gouvernement mondial a fait c’qu’il a promit

sa capitale est désormais Jérusalem
plus personne n’attend qu’un beau jour jésus s’amène

et dise Amen, l’évoquer est un blasphème
à la laïcité, trop souvent parasitée

par des dogmes et des lois enfantées par le passé
esprits cadenassés, protégeant chèrement l’accès

de leurs âmes insensibles au Dieu progrès
cet obstacle minable sur la route d’un projet

admirable, s’est révélé ré-éducable
la recette est simplissime des corps dénudés et du câble

bienvenue en 2084… plus d’ennemi à abattre

le capitalisme allié au fascisme
est la meilleure des doctrines pour gérer la crise
devenue systémique elle épargne les élites

en soumettant les prolétaires, qui rapidement abdiquent
à les faire taire, la misère s’applique
vomir son mérite, il vaut mieux qu’ils évitent

sensible aux critiques, la police politique
nettoie la vermine, qui bien trop prolifique
enfante une engeance à l’esprit oblique, qui nous horripile

manque d’envie, si nos sorts s’y plie
depuis tout jeunes formés au vide intellectuel
consommateurs de néant n’ayant jamais gratté l’écuelle

les formes d’art non officielles ont toutes été proscrites
ceux qui veulent créer sont au courant, faut s’en tenir au script

Hollywood réalise les journaux télévisés
tout est mise-en-scène, répété, révisé

répété encore une fois, puis enfin joué en direct
sur absolument tous les écrans d’la planète

tout est clair, net, rien ne dépasse
les découvertes, ont toutes été faites

la recherche est interdite, qu’elle soit scientifique,
médicale… ou encore historique

un appétit hystérique envers le savoir
sera toujours mal perçu par les gardiens du pouvoir

 

Antifrance

« Alors comme ça rien qu’ça nique la France, l’annihile, lui pisse dessus,
j’suis franchement déçu, quand j vois qu’ces pantins détraqués s’déhanchent

Tous ces vauriens méprisant leur chance, d’être nés si loin d’leur bled pété
Tel le bourreau, doigt sur la gâchette, écoute…

J’déteste me répéter salope, ouais j’enchaîne les calottes
attends qu’on s’mette d’accord, dans trois jours tu retournes chier dans ta grotte

Enfant d’incompétents, explique moi, pour qui tu t’es pris
Si les élites vous aiment, nous on passe du dégoût au mépris…

Puis vient la haine, et là arrivent les vrais problèmes,
Si c’est la guerre que tu veux, beaucoup des miens attendent l’aubaine

Tu seras loin, bien, planqué à Miami
Léchant comme un chien la queue d’Bruel, ton p’tit ami

Si ces… paroles sont acides, c’est qu’ici, on est tous assis,
Sur une poudrière, qui de la mort sera la cible ?

Dis moi qui s’ra la victime ? Guerriers multi-millénaires ?
Ou des crevards, qui pour mendier, traversèrent en nageant la mer ?

On va r’mettre les choses dans leur vrai contexte
Si face à la merde, qui sort de ta bouche, des cons s’vexent

Je n’y vois, que la victoire de mes assocs
Vu qu’ t’incites tes petits frères… à rêver d’la rue, rester des cassos

Le cul entre deux chaises, ni d’ici, ni du bled
Et toi posé bien à l’aise, sur l’sofa d’un coquet duplex

Payé trop cher, pour diluer l’poison dont tu négliges les effets
Pourrissant ta jeunesse tout en pointant d’un doigt vengeur le FN
écoute…

Si ma France est couchée, c’est qu’elle se prépare à te faucher en une balle, l’œil à la mire couplé
S’amusant à t’observer gaspiller les rafales, que seuls les tiens vont toucher

Mais ferme ta gueule, français de souche, chez toi tu n’existes pas
Casser l’écran, ou bien des bouches
Tous ces déments, font dans leurs couches

Si j’suis clément, j’les fous au gnouf
Eux et leur traitrise de femme
Car si par dépit j’en canne, f’ront péter l’champagne les rats qui gloussent

Ces zombies croient tous être au top
Comme la cigale en automne

C’est satisfaits, d’un air hautain
Qu’ils crachent dans la soupe, puis la repoussent avec dédain

J’en place une pour les gaulois fragiles, ceux dont l’déjà frêle honneur s’affine
Qui font la fête ou encore des feats, sous Kaaris ou s’pointeur de Lafouine

Vous êtes la honte de vos ancêtres
Des petits moutons qui sans vocer, dupers, dans leurs contradictions s’empêtrent

Pas encore prêts pour du Kroc Blanc, trop troublant, un peu trop blanc
Un rappeur qui à aimer son pays s’entête

Au logiciel antifrancais j’glisse une petite disquette
Mise en quarantaine de ces virus : 2017, Yaw

J’suis l’meilleur MC français, vu qu’j’suis l’seul MC français (bis)

V’nez pas m’dire que j’déclenche la guerre, je ne fais que riposter

V’nez pas m’dire que j’déclenche la guerre, ça fait longtemps qu’elle a commencé

V’nez pas m’dire que j’déclenche la guerre, mets toi bien dans l’cul ta cosmopolitanie. »

 

#JMLP

Tu le connais bien, il s’appelle Jean-Marie.
Devant tes amis t’aimes le critiquer
Mais quand vient la nuit, tu l’ajoutes en ami.
Ouais, sur son profil tu vas cliquer
En flippant de te faire piquer, mesurer l’indigence de ton avis.

Tandis que certains se dédiabolisent,
Je prends place à la droite du Menhir et là j’atomise
Dame Bien-Pensace, cette pucelle m’a été promise
Son hymen, un point de détail que du majeur je vandalise, oh !

Meeting à la sortie du bistro,
ici les mots se changent en coups de savate quand tu tises trop.
86 piges, toujours paré à t’mettre une raclée.
Il catche avec les mots et plus d’un gaucho s’est fait droiter.
Les Français en apnée, peu d’entre eux ont su capter
La droiture d’un soldat répondant présent sans être appelé.

Il est temps d’tourner la page, d’arrêter la politique
Attrape une plume Jean-Marie, fais toi plaisir sois prolifique.

REFRAIN

A la droite du menhir, j’ai les nerfs,
Tu délires : t’as cru qu’la France c’était un cirque ?
Mon grand, la farce ne dure qu’un cycle, j’crois
Qu’tu vas prendre tes cliques, tes claques.
Repartir en Afrique avant qu’la guerre éclate,
Faut pas qu’ta tête éclate !

Jean-Marie, ouais, Jean-Marie Le Pen,
Il s’en bat l’oeil si ses propos te gènent,
Il avance droit, avec la France pour emblème,
Et toi t’appelles ça d’la haine ?

Amalek

J’viens pas faire l’rabat joie ni d’certains des abats-jours
Mais vote le Pen, t’as pas l’choix, l’roy n’a pas fait son retour !
Depuis tout p’tit, j’porte ma croix et dans ma famille combien sont pour ?
Les profs gauchistes haïssaient ça, d’avoir l’fils d’un facho en cour
Les p’tits blancs d’mon quartier refusaient d’me serrer la main
Et avec les basanés ça s’tabassait en bas d’la tour
Pour l’ethnie, la famille, j’envoyais un aller-retour
C’était l’époque des aller-retours jusqu’en prison dans la cour.

Être haï est un honneur, même trahi par sa couleur
Mitraillant ces donneurs de leçon pour le Sang et la Terre
Comme Tonton. T’as pas gagné cette élection
Mais c’était celle du roi des cons. Face à toi ces pédés fuient
Comme le rouquin d’Mantes-la-Jolie, t’as fait l’Indochine, l’Algérie !
De l’époque des Français street crédibles comme Mesrine
Jean-Marie le Pen, fier, dur comme le menhir
Pas comme ces putes qui nous vénèrent, bien sur j’vote Marine !

REFRAIN

A la droite du menhir, j’ai les nerfs,
Tu délires : t’as cru qu’la France c’était un cirque ?
Mon grand, la farce ne dure qu’un cycle, j’crois
Qu’tu vas prendre tes cliques, tes claques.
Repartir en Afrique avant qu’la guerre éclate,
Faut pas qu’ta tête éclate !

Jean-Marie, ouais, Jean-Marie Le Pen,
Il s’en bat l’oeil si ses propos te gènent,
Il avance droit, avec la France pour emblème,
Et toi t’appelles ça d’la haine ?

Mc Amor

Liberté, égalité, Fraternité.
La république est disloquée.
Trois mots répétés, par d’ignorants perroquets.
Ce qui me rend triste c’est de nous voir
Nous faire niquer, ouais ! J’ai l’droit d’véto.
Je suis pas un bébé éprouvette, je suis pas né in-vitro.
A ce qui parait, immigré rime avec prolo.
Crois moi avec ta mère on a tiré le gros lot !

J’l’emmène au zoo pour l’aïd el kebir,
Même si, j’lui ai promis de jamais l’dire,
Ouais !C’est notre p’tit secret :
Ta mère elle kiffe trop mon cassoulet !
J’préfère mourir debout que de vivre à genoux,
Que de tendre l’autre joue.
Un p’tit couplet pour Jean-Marie,
J’veux plus voir de socialopes dans les mairies !

 

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